Août 20′ : Une politique urbanistique volontariste pour préserver l’habitabilité de nos quartiers durant les vagues de chaleur

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10 juillet 2020
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Madame la première Echevine,
Monsieur l’Echevin,

Nous venons de connaître une nouvelle vague de chaleur extrême qui, vu le réchauffement climatique, est un phénomène dont la fréquence et l’intensité vont augmenter au cours des prochaines années.

En tant que citadins, nous sommes particulièrement exposé.e.s à ces vagues de chaleur : selon l’IRM et Bruxelles Environnement, en raison du remplacement des sols végétalisés et perméables par des bâtiments et revêtements imperméables, la température de l’air pendant la nuit peut être jusqu’à 10°C plus élevée en ville que dans les zones rurales avoisinantes.

Tant afin de lutter contre les causes du réchauffement climatique que pour préserver l’habitabilité de nos quartiers durant ces vagues de chaleur extrême, il convient donc de veiller à préserver et développer les espaces végétalisés dans notre commune.

Dans un article de février 2020, le journal BRUZZ a mis en exergue la disparition de 14% des espaces végétalisés entre 2003 et 2016 au niveau de la région bruxelloise. Comme illustré par la carte reprise dans cet article et qui reprend en rouge les espaces verts qui ont disparu entre 2003 et 2016, notre commune n’a malheureusement pas échappé à ce phénomène, qui a tendance à être plus important dans la « couronne verte » que dans le centre de la région bruxelloise.

Considérant que, selon le même article, 30% des espaces végétalisés de la région bruxelloise sont localisés dans des propriétés privées, une politique communale volontariste en matière d’urbanisme peut réellement freiner la bétonisation de notre commune et améliorer l’habitabilité de nos quartiers durant ces vagues de chaleur extrême.

Dans ce sens, votre déclaration de politique générale 2019-2024 adoptée début 2019 prévoit notamment:
1. un soutien actif des habitants pour la verdurisation des façades et jardinets privés (p.11);
2. une politique de délivrance de permis d’urbanisme favorisant les toitures vertes (p. 8);
3. dans le respect des caractéristiques urbanistiques et de densité spécifiques à chaque quartier de la commune, la protection et le renforcement des zones vertes de la commune (p. 16).

Enfin, en novembre 2019 dans le cadre de sa motion « Urgence climatique et environnementale » adoptée à l’unanimité, le conseil communal vous a demandé d’accentuer les efforts en matière d’environnement et d’adaptation au changement climatique, notamment en augmentant considérablement la place de la nature et de la biodiversité en ville, en considérant les arbres et les espaces verts comme des infrastructures essentielles dans tous les projets d’aménagement afin de favoriser un abaissement des températures dans les rues (îlots de fraicheur en période de canicule).

J’ai donc les questions suivantes :

1. Depuis le début de la présente mandature, quel est concrètement le soutien qui a été apporté par la commune aux habitants pour verduriser leurs façades et jardinets privés ? Quels sont les résultats atteints à ce jour, par exemple en terme de nouvelle superficie végétalisée ou d’arbres plantés?

2. Lorsque la commune octroie un permis d’abattage d’arbres, est-ce qu’il lui arrive de conditionner l’octroi de ce permis à la plantation de nouveaux arbres ? Si tel est le cas, pourriez-vous nous dire dans quel pourcentage des permis d’abattage d’arbre octroyés depuis le début de la présente mandature cette condition a été introduite ?

3. Sur la base des permis d’urbanisme octroyés, quelles superficies de toitures existantes ont été transformées dans notre commune en toitures vertes depuis le début de la présente mandature ?

4. Certains règlements et plans d’affectations, tels que celui du quartier de l’Europe, prévoient explicitement que les zones de recul sont réservées aux jardinets et ne peuvent servir de zone de stationnement en dehors de l’accès au garage. Elles ne peuvent donc pas être bétonnées. Comment la commune contrôle-t-elle concrètement le respect de ces règles urbanistiques ? Vu que ces règles ne semblent pas être connues de tous, que pensez de sensibiliser les Sanpétrusiens par le biais d’un article dans le Wolumag et les futurs nouveaux Sanpétrusiens par un courrier reprenant les règles urbanistiques applicables dans leur quartier ? Comptez-vous demander aux contrevenants de remettre ces zones de recul dans leur pristine état ?

5. Dans son rapport « défis pour la nature à bruxelles » de 2012, Bruxelles Environnement soulignait que des « efforts supplémentaires devraient être déployés pour une meilleure formation des agents de l’administration traitant les demandes de permis » et ce dans le but de pouvoir analyser au mieux les impacts éventuels des projets immobiliers et d’équipements urbains sur la nature. Les agents de l’urbanisme de notre commune ont-ils bénéficié de formations abordant les présentes thématiques ? Si oui, lesquelles?

D’avance je vous remercie pour ces précisions.

 

En attente de la réponse écrite de l’échevine/des échevins