Oct’ 21 : Des goûters sucrés pour nos bébés dans les crèches communales ?

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17 octobre 2021
goûters sucrés pour nos bébés dans les crèches

du sucre ajouté dans les goûters des crèches communales à woluwe-saint-pierres

Ma prise de parole concernant le point 15 à l’ordre du jour du Conseil Communal à propos du marché public de fourniture de denrées alimentaires pour nos crèches communales :

« Autant je suis très contente de savoir que les enfants qui ont la chance d’aller à l’une de nos crèches communales mangent des fruits et des légumes bio et/ou issus du commerce équitable et que les circuits courts sont privilégiés. Autant j’ai été très surprise en ouvrant le cahier des charges des denrées alimentaires de découvrir que figurent notamment dans le lot n°2 : 30kg de tablettes de chocolat, plus de 50 kg de sucre, 90 kg de confitures et de gelées, plus de 20 kg de pâtes à tartiner noisettes et spéculoos, 20 kg de biscuits chocolatés, etc.

Hier, vous m’avez confirmé en commission que ces denrées alimentaires étaient bien uniquement pour les enfants. Aujourd’hui, j’ai apprécié que vous ayez pris le temps de m’appeler pour encore échanger à ce propos. Cela montre encore une fois que vous êtes investie dans votre travail.

Ceci étant dit, bien que ces quantités d’aliments contenant du sucre ajouté ne sont certes pas démesurées comparées aux nombres d’enfants fréquentant nos crèches communales, ceci est en totale contradiction avec la « charte pour une alimentation durable » que vous avez signée il y a moins d’un an (15/12/2020). Parmi les engagements que vous avez pris y figurent, je cite « respecter les recommandations de quantité de l’ONE & Kind&Gezin pour le sel et le sucre (…) repris dans le document « Chouette, on passe à table » rédigé à ce sujet par l’ONE ».

Mon but n’est pas de diaboliser le sucre, mais dans ce document, l’ONE rappelle qu’il faut éviter de donner des aliments avec du sucre ajouté aux enfants de 0 à 36 mois. À court terme ils n’entraînent pas de sensation de satiété, ils n’ont pas de bienfaits nutritionnels et à plus long terme, ils instaurent de mauvaises habitudes alimentaires, favorisent le développement de caries et de l’obésité.


L’ONE conseille donc de donner comme féculent pour le goûter : une semoule de blé, du pain blanc tartiné de beurre, un pistolet/petit pain demi gris, des biscottes beurrées, des tartines, etc. mais pas du pain avec de la pâte à tartiner ou de la confiture ou encore des biscuits chocolatés.

Je me souviens de questions que Jonathan de Patoul vous avait posées il y a quelques mois à ce sujet en donnant pour exemple des enfants qui avaient reçu des tartines au chocolat dans une crèche communale. J’ai également eu des échos analogues – et c’était vraiment de manière régulière et répété – et je constate aujourd’hui que ce cahier des charges s’inscrit dans cette continuité.


Mes questions sont donc les suivantes :
1. Comment ce cahier des charges a-t-il été rédigé ?
2. Qui vérifie que le contenu de la charte est respecté, que ce soit tant au niveau de ce cahier des charges qu’au niveau des commandes passées dans le cadre de ce marché ?
3. Pourquoi les règles de l’ONE et le contenu de la charte ne sont pas respectés dans ce cahier des charges ?
4. Que comptez-vous mettre en place pour respecter les recommandations de l’ONE concernant le sucre ajouté ? »

Réponse de l’échevine Caroline Lhoir :

Il a été rédigé par une personne de l’administration communale qui se base sur les besoins du terrain. C’est cette même personne qui vérifie les commandes passées. Ce travail « se fait en concertation et toutes ensemble ».

« Cet inventaire nous sert essentiellement à désigner un fournisseur (…) Il nous sert à définir des prix. Ce n’est pas pour autant qu’on va acheter exactement ces quantités-là. Donc, on peut très bien décider pour les trois années qui nous lient à ce marché de ne pas du tout acheter (…) de galettes de riz par exemple et au contraire acheter un produit qui n’est pas repris strictement dans cet inventaire. On essaie néanmoins d’être au plus près de la réalité des crèches pour avoir des prix sur les produits qu’on aura envie d’acheter et mettre en concurrence les fournisseurs ».

L’échevine considère que les règles de l’ONE et de & Kind&Gezin « sont strictement respectées. Les menus sont élaborés par les infirmières en crèches revus par les soins de la diététicienne de l’ONE (…) Quant aux quantités auxquelles vous faites référence (…) les pots de choco que vous ciblez, il y en a 15. Ça ne fait même pas 2 pots de choco par crèche. (…) Il y a des goûters avec de la confiture et le choco est réservé aux grandes occasions. » Elle assure que, selon les informations qu’elle a, ce n’est pas le quotidien des enfants. Elle va néanmoins creuser la question lors de la réunion prévue d’ici 15 jours avec les directions des crèches. Et « donner de nouvelles directions et améliorations si nécessaires ».

Ma réplique :

« Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

Est-ce qui serait possible d’avoir le listing des années précédentes de ce qui a été réellement acheté ?

Vous me dites qu’on a listé 15 pots de choco, mais que cela peut être beaucoup plus ou beaucoup moins. J’aimerais savoir ce qu’est la réalité du terrain – peut-être pas l’année dernière, car c’était une année particulière Covid – mais les sons de cloches que j’ai eu concernant les goûters dévient un peu de ce que vous dites. Pour le reste j’applaudis encore les évolutions qui ont eu lieu et à venir et je vous remercie pour le suivi du dossier que vous allez apporter. »